Peut-on réconcilier droit et animateurs ?

Peut-on réconcilier droit et animateurs ?

 

 

Nous croisons tous les jours des animateurs occasionnels tout autant que professionnels dont le « poil se hérisse » à la moindre évocation d’un article de loi, d’un concept juridique ou d’une procédure administrative à suivre. Alors que tous les animateurs interviennent dans le cadre de ce que l’on appelle la protection des mineurs, on observe que d’un bout à l’autre de la chaîne, du président d’une association à l’animateur occasionnel de l’accueil de loisirs, il existe une réelle fracture avec le droit et la réglementation d’une manière générale.

Du « c’est trop compliqué pour moi » à « de toute façon, ça change tout le temps » en passant par le sempiternel « si on suivait toutes les lois, on ferait plus rien en ACM », tout semble bon pour justifier sa propre ignorance du droit et de la réglementation, frôlant parfois l’inconscience professionnelle.

 Or, dans un champ professionnel où les responsabilités sont grandes et complexes et où la plupart des accidents sont dus à des ignorances juridiques (défaut de surveillance, méconnaissance d’une règle, infraction non intentionnelle), il semble légitime de s’interroger sur les raisons de cette difficile coexistence entre animation et droit. Et ne nous méprenons pas, il ne s’agit en aucun cas de blâmer les animateurs, car à quelques exceptions près, nous croisons avant tout des individus soucieux de bien faire et d’agir correctement. Il ne s’agit pas non plus d’en faire des pseudos juristes à tous prix

 

  

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